mardi 9 avril 2013

Bourrasque

Le vent rouspète à mes fenêtres. La pluie abat rageusement son humeur de chien mal léché sur tout ce qu'elle trouve...Le Bélem est parti ! :-(

jeudi 21 février 2013

Et hop !

Et hop ! devant les réclamations empressées de la foule des lecteurs et sous vos yeux ébahis.....Voilà qui est fait ! titre changé, image renouvelée...C'est parti !
Ma petite chronique ne sera sans doute pas quotidienne mais je cesserai (parfois) de me réserver l'exclusivité de mes pensées les plus...les moins....bref, mes humeurs, mes étonnements, mes coups de colère et autres pérégrinations mentales...pour en faire profiter cet aimable petit blog (qui n'en demande pas tant !) En attendant de nouvelles épopées extra-métropolitaines...
à bientôt donc !


jeudi 10 janvier 2013

Ce Blog DOIT changer de nom ! et de bandeau....Il faudrait sans doute le fermer mais je n'arrive pas à mettre un terme à ces quatre années de compagnonnage, je me suis attachée à ce petit bout d'écran, à la complicité avec mon stylo (virtuel) et avec vous, chers lecteurs épisodiques, sporadiques et néanmoins si amicaux, si inattendus.

Je pense donc le raccourcir : Les aventures de Tess ? Qu'en dites-vous ?

Je file, le Bélem m'attend en bas de chez moi, arrêt de tram "Chantiers navals"...C'est un bon début, non ? C'est là que pour l'heure j'ai posé mes valises et qui vivra verra !



mercredi 3 octobre 2012

Le Printemps de Mayotte !



Chers Amis,

Le Printemps des Poètes est dans une situation critique : après 10
années de réductions constantes des moyens alloués à
l'association, le ministère de l'éducation nationale nous a annoncé
au cours de l'été la coupe imprévue de 40% de la subvention 2012.
(60.000 € de moins).

Cela entraîne un défaut de trésorerie tel qu'il implique la
disparition à brève échéance de la structure, et consécutivement
de la manifestation.

Le ministère de la culture, qui maintient son soutien, ne peut
compenser ce retrait ; la seule solution est pour nous de récupérer
auprès du ministère de l'éducation nationale la somme qui manque
avant la fin 2012.

Vous pouvez nous aider en écrivant personnellement au Ministre de
l'éducation nationale, pour lui dire votre attachement au Printemps
des Poètes et témoigner de l'importance de son action auprès des
acteurs éducatifs et culturels.

Ce peut être une lettre brève, mais vous comprendrez que plus le
ministre recevra rapidement de nombreux courriers l'alertant sur la
gravité de la situation et l'inquiétude qu'elle suscite, plus nous
aurons de chances d'obtenir gain de cause.

Adressez votre courrier à : Monsieur Vincent Peillon
Ministre de l'éducation
nationale
110 rue de Grenelle
75357 Paris SP 07

Merci par avance pour votre soutien, je vous tiendrai bien sûr
informés des suites.
Bien amicalement à tous,

Jean-Pierre Siméon, directeur artistique

et l'équipe du Printemps des Poètes :
Maryse Pierson, Céline Hémon, Célia Galice et Emmanuelle Leroyer

ps : Nous préparons néanmoins la manifestation 2013 : "Ceux qui
vivent, ce sont ceux qui luttent" Victor Hugo

Voici ma lettre, vite faite, sous le coup de l'émotion mais tant pis...poser un acte, même imparfait, c'est déjà se mettre en marche...Faites la vôtre ! 



Monsieur le Ministre de l'éducation nationale, 

La manifestation nationale : "Le Printemps des poètes" est en danger !
Sa 15° édition ne verra pas le jour sans votre aide...Et pourtant

Depuis 14 ans elle permet à des jeunes un premier accès à l'art. Un accès direct, intime, personnel et pourtant dans un grand moment de partage : un moment où la poésie s'affiche, sors du bois, en un mot : vit ! 
L'Art du langage.
Quand on n'a pas accès au musée, au cinéma, au théâtre, à l'Opéra...Pour tout un tas de raisons...On peut toujours prendre un livre de poésie sur l'étagère ! 
Si on est illettré, étranger : on peut mémoriser dire et inventer la langue !
En poésie, le rapport à la langue si problématique avec certains de nos jeunes prend une autre dimension, donne une nouvelle chance, parce qu'en  poésie, la barre, instituée par Saussure entre le signifiant et le signifié explose :  en poésie tout fait sens ! 
Chacun est donc convié à reconstruire, à restaurer son propre rapport à notre langue commune. C'est à cela que nous invite cette belle manifestation !
Le Printemps des Poètes, dans ce contexte prend la valeur cathartique du Carnaval, dont les débordements temporaires permettent la régulation sociale.
Jouer avec la langue, s'approprier les transgressions et les débordements qu'autorise la poésie, permet aussi d' accepter les contraintes obligées de la communication ordinaire quotidienne.

Mais, me direz-vous nous n'abolissons pas la poésie à l'école !
Et bien c'est tout comme ! Sans cet évènement phare qui impulse et fait vivre la poésie dans l'école ET dans la cité (c'est une dimension clé), la poésie risque bien d'être  cantonnée à une étude aussi contraignante que rébarbative pour les élèves . Bien sûr ici et là des projets verront le jour mais rien à voir avec cette belle envolée quasi citoyenne du droit pour tous à une langue personnelle, intime et en même temps universelle. 
Monsieur le Ministre, 60 000 € c'est une somme qui ne s'engage pas à la légère mais j'ai la conviction que nous semons là pour récolter d'abondance. 
Je me permets de vous faire parvenir ce qui a été fait deux années de suite à Mayotte par des élèves Mahorais, Comoriens, non francophones...Sans "le Printemps", cette moisson n'aurait jamais vu le jour.


mardi 8 mai 2012

lundi 16 avril 2012

Voyages-voyages

Ahaha..lecteur de ce petit blog je sens que tu m'envies de courir les îles de cet océan dit indien ! Mais comme l'herbe est toujours plus verte dans le pré d'à côté et que je suis une casanière contrariée....je rêve de mystérieuse Carpates, de brumeuses Angleterre, du Paris des Envierges et du plat marais où pousse la salicorne....



samedi 14 avril 2012

Ya me voy !

Les poissons, les coraux, les anémones de mer...seront bientôt loin de moi. Je n'en suis pas triste. Après quatre ans de Mayotte, j'ai fait le plein d'images tropicales et j'aspire à notre vieille Europe avec la fièvre du Basque qui revient au pays.
Comme je l'ai déjà dit dans ce cher petit blog "on n'erre pas impunément sous les palmiers"...
 (Goethe les Affinités électives, relu cette année car c'est au concours de l'agreg...Non, non je ne passe pas l'agreg mais leur programme me fait chaque année un matelas de lecture dont je ne sors jamais déçue)
Bref, me voilà lessivée, rincée par 4 bien pleines années de tropicalité, d'insularité, de soleil, de chaleur, de moiteur, de 5/5 anti moustiques et de faune humaine étrange, déphasée, tropicalisée... dans ces dernières poussières de colonies.
Que me reste-t-il de ces 4ans ? ...  des couleurs sur la rétine.
 le non sens, l'absurdité, l'assignation à résidence (eu égard au coût des billets d'avion), l'isolement...Et beaucoup de leçons apprises durement, des avancées, des victoires aussi ...Chèrement acquises.

Et quelques jolies images subaquatiques...







dimanche 25 mars 2012

Maurice

Est-ce que tout le charme de Maurice ne réside pas dans cette pointe de zézaiement qui trahit la gentillesse sous la menace ?

dimanche 27 novembre 2011

D'Ouest ou d'Est
Sur les plants de riz
Bruits du vent
Bashô(1644-1694)


mardi 1 novembre 2011

retour dans une enfance : Mantasoa, Madagascar.

Yves m'avait écrit : "Tu ne nous dis rien de l'émotion d'Emmanuel, quarante années et le retour dans son enfance..."
Alors...avec son autorisation...Voilà :
Je me souviens de la maison crème autour de laquelle nous faisions du vélo
Je me souviens que, dans l’allée, nous faisions voler des hannetons en grappes devant nous, reliés par des fils blancs que nous nouions à leurs pattes.
Je me souviens des pigeons.
Je me souviens de la terrasse, derrière la maison, devant la cuisine où nous faisions sécher le café avant de le torréfier.
Je me souviens des poules.
Je me souviens de la lumière.
Je me souviens des grands arbres qui marquaient l’entrée.
Je me souviens d’une chute en vélo. Mon vélo avait le guidon droit, une selle large, pas de frein sinon le rétropédalage. Je suis passé par-dessus en descendant de la maison des Récoché. Dans le virage. J’ai fini à pied en me tenant le genou. C’était un jour de classe. J’ai attendu sur le perron que maman revienne.
Je me souviens que je suis tombé sur un tesson de bouteille en courant au stade, qui est en contrebas de la maison. C’est ma deuxième cicatrice au genou.
Je me souviens m’être cassé la jambe. Juliette s’est cassé le coude, en tombant d’une balançoire.
Je me souviens avoir mis le feu à la corbeille de papier. Pour aller plus vite. La corbeille était pleine tous les matins des pages que papa tapait avec sa machine à écrire et reprenait la nuit. Mon travail était de vider la corbeille, et de brûler les feuilles. J’ai directement mis le feu à la corbeille.
Je me souviens que les Récoché sont arrivés un jour que les parents n’étaient pas là. Et que je les ai reçus en leur offrant du whisky, des biscuits et en leur faisant la conversation. J’avais quatre ans.
Je me souviens des tortues et de la poule qui dormait sur l’une d’elles.
Je me souviens que nous faisions cuire du sucre, des cacahouètes, qu’on huilait une bouteille et qu’on écrasait le caramel sans se brûler avant de découper des rectangles pendant que la pâte refroidissait sur la table en pierre.
Je me souviens être allé pêcher au lac derrière la maison.
Je me souviens de l’arbre qui était tombé dans l’eau. Il nous servait de promontoire pour aller loin sur l’eau. J’avais attrapé un petit poisson qui brillait dans la lumière. Jérôme en voulait d’autres. J’y suis retourné. Je ne sais pas si j’en ai attrapé.
Je me souviens de notre chambre à l’étage. L’escalier était à droite, en allant vers la cuisine. Il était raide.
Je me souviens du frigo à pétrole.
Je me souviens des bananiers derrière la maison.
Je me souviens de l’Aronde bleue avec son volant en bakélite claire, son long ruban en acier qui courait en demi-cercle à l’intérieur du volant, sa plaque : 38 30 TB.
Je me souviens de la verdure et des odeurs des feuilles d’eucalyptus écrasées.
Je me souviens de l’eau des rizières qui se dessinaient de l’autre côté du stade. Le vent invisible en passant caressait les tiges de riz ;
Je me souviens du bain de la reine où j’allais nager. Les femmes venaient y laver le linge.
Je me souviens d’une balançoire, toute seule.
Je me souviens que Jérôme me prêtait son grand vélo. Je passais sous la barre, pédalais en étant à moitié en dehors.
Je me souviens que je n’aimais pas du tout aller au lac, surtout avec les Récoché.
Je me souviens que nous avions une chienne : Koï (pour Koira, chien en finnois).
Je me souviens que j’ai pleuré, une fois tout seul, dans l’escalier derrière la maison de Jean Laborde.
Je me souviens comme j’ai aimé vider les rizières, les genoux dans la boue, avec les enfants du village.
Je me souviens que je n’aimais pas dire qu’il y avait une erreur d’orthographe, ou une erreur de frappe sur une des feuilles posées sur le plancher. Il fallait que papa retape tout.
Je me souviens d’un jour où le pasteur est venu.
Je me souviens que les gens qui venaient aimaient notre maison. Je n’aimais pas que les gens aiment notre maison, ils ne restaient jamais.
Je me souviens des élèves des parents qui venaient travailler chez nous, et qui me faisaient “travailler”. Je savais les noms des rois, des reines, des premiers ministres. Je connaissais le nom des massifs, les vingt-deux provinces, les villes importantes. Je savais compter, je connaissais le nom des arbres en merina. Je savais parler.
Je me souviens du jour où on a déménagé. Et j’ai tout oublié. Tout.
Je me souviens du jour où, en descendant de la voiture, tout ce dont je me souvenais est brutalement remonté en m’étranglant.
Je me souviens qu’il n’y avait plus que mon cœur qui se serrait.
Je me suis souvenu que mes pas savaient où aller.
Je me souviens que ce n’est pas chez moi. Chez moi, c’est partout où mon œil et ma peau sont polis. Partout où, et partout avec qui je suis apprivoisé.


dimanche 2 octobre 2011

Le charme des petits détails


Vous souvenez-vous de mon message sur un petit jardon de maraîchers au coeur de la ville ? Ce sont eux qui prennent ce soin de lier la boîte avec deux herbes nouées pour que les oeufs ne s'échappent pas dans le cabas du client...J'y ai aussi acheté des bissaps (fruit de l'Hibiscus.) On les fait infuser dans l'eau frémissante...Qui devient toute rouge, façon grenadine et on laisse refroidir..Images la prochaine fois ;-)))
Pour l'instant, mon blog reprend du collier...
A très bientôt, donc, pour de nouvelles Zaventures dansd l'Océan indien
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jeudi 16 décembre 2010

Mains noires , mains blanches


Les voeux 2011 du Vice-retorat de Mayotte, le concept : image et texte, écrit en plusieurs langues et auquel vous aurez droit aussi (mais si mais si) est pûtôt une bonne idée...Traces de mains, activité picturale classique des premières classes de maternelle (premier geste scriptural : accepter de laisser une trace de soi...) Merci à Cathy Gaucher de son implication dans les classes maternelles.

Pour le symbole, cela me renvoie à ce très beau poème de Nicolàs Guillén (la Muralla), interprété par les voix puissantes et généreuses de Quilapayun...(vous l'aurez aussi, c'est promis)


Quilapayun ici : La Muralla
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dimanche 5 décembre 2010

un filet d'eau, un filet d'air

La vie est parfois aussi simple qu"une publicité pour Knaki Herta : deux ou trois amis, six heures dans la brousse, sentir la fatigue de la marche, éprouver la brulure du soleil ou la fraîcheur de l'ombrage, déjeuner à l'ombre d'un manguier, croiser des frères humains dans leurs activités quotidiennes, partager le bonjour, jéjé-djema et les sourires, continuer sa route, écouter le stridulement des cigales, le cri de l'épervier ou du courol...Le silence aussi quand l'effort pince un peu et vous replie en vous-même pour y puiser des forces  que vous ne saviez même pas posséder...
A chaque coup de talon, le sol vous renvoie son énergie, la risée inattendue vous soulève "mieux que le ciel soulève un oiseau vent debout" aurait dit Eluard..."C'est aujourd'hui que le présent est éternel"

Merci à Emmanuel, Françoise et Jacques.
Plus d'images en cliquant sur le titre...
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dimanche 28 novembre 2010

Dans l'arbre

En hommage au texte du Luc
Ici : Le blog à Luc ; la boîte d'allumettes
et à tous les paradis perdus...
En souvenir aussi de Lili des Bellons, de ses collines sèches
des enfants aventuriers de toutes les garrigues...
A Colette bien sûr que je vous livre ici sans avoir réussi à tronquer ce texte magnifique : Bonne lecture !
« Les enfants ! Où sont les enfants ? » Où ? Nulle part. L'appel traversait le jardin, heurtait le grand mur de la remise à foin, et revenait, en écho très faible et comme épuisé : « Hou... enfants... » Nulle part. Ma mère renversait la tête vers les nuées, comme si elle eût attendu qu'un vol d'enfants ailés s'abattît. Au bout d'un moment, elle jetait le même cri, puis se lassait d'interroger le ciel, cassait de l'ongle le grelot sec d'un pavot, grattait un rosier emperlé de pucerons verts, cachait dans sa poche les premières noix, hochait le front en songeant aux enfants disparus, et rentrait. Cependant au-dessus d'elle, parmi le feuillage du noyer, brillait le visage triangulaire et penché d'un enfant allongé, comme un matou, sur une grosse branche, et qui se taisait. Une mère moins myope eût deviné, dans les révérences précipitées qu'échangeaient les cimes jumelles des deux sapins, une impulsion étrangère à celle des brusques bourrasques d'octobre... Et dans la lucarne carrée, au-dessous de la poulie à fourrage, n'eût-elle pas aperçu, en clignant les yeux, ces deux taches pâles dans le foin : le visage d'un jeune garçon et son livre ? Mais elle avait renoncé à nous découvrir, et désespéré, de nous atteindre. Notre turbulence étrange ne s'accompagnait d'aucun cri. Je ne crois pas qu'on ait vu enfants plus remuants et plus silencieux. C'est maintenant que je m'en étonne. Personne n'avait requis de nous ce mutisme allègre, ni cette sociabilité limitée. Celui de mes frères qui avait dix-neuf ans et construisait des appareils d'hydrothérapie en boudins de toile, fil de fer et chalumeaux de verre n'empêchait pas le cadet, à quatorze ans, de démonter une montre, ni de réduire au piano, sans faute, une mélodie, un morceau symphonique entendu au chef-lieu ; ni même de prendre un plaisir impénétrable à émailler le jardin de petites pierres tombales découpées dans du carton, chacune portant, sous sa croix, les noms, l'épitaphe et la généalogie d'un défunt supposé... Ma sœur aux trop longs cheveux pouvait lire sans fin ni repos : les deux garçons passaient, frôlant comme sans la voir cette jeune fille assise, enchantée, absente, et ne la troublaient pas. J'avais, petite, le loisir de suivre, en courant presque, le grand pas des garçons, lancés dans les bois à la poursuite du Grand Sylvain, du Flambé, du Mars farouche, ou chassant la couleuvre, ou bottelant la haute digitale de juillet au fond des bois clairsemés, rougis de flaques de bruyères... Mais je suivais silencieuse, et je glanais la mûre, la merise, ou la fleur, je battais les taillis et les prés gorgés d'eau en chien indépendant qui ne rend pas de comptes...

Colette, La Maison de Claudine, 1922
D'autres photos ? ...Cliquer sur le titre actif ;-)


samedi 27 novembre 2010

ces petits riens

Un joli tube de VADEMECUM en arabe
Un plan B  ;-)
une pendule de bazar
...
Une collection d'anti moustique  


toutes ces petites choses que vous n'avez sans doute pas chez vous et qui peuplent mon quotidien  :-)