lundi 18 octobre 2010

La glisse




J'ai vraiment plein de problèmes avec blogger en ce moment qui ne veut pas prendre mes films....surement une connexion trop lente qui ne lui plaît pas...Plus ils rajoutent de fonctionnalités et de sophistication...Moins je peux m'en servir car plus il faut de débit héhéhé ! c'est le progrès !
Voilà pourquoi vous ne verrez pas mon ptit court métrage, un peu "magnégné" -comme on dit par ici-où
j'avais  volontairement laissé le son parce que c'était le bruit du bonheur à l'état brut :-)
Une autre fois, peut-être ? Inch Allah ! ;-)
Bon, alors, je voulais vous parler de ces bambins qui n'ont pas de rollers, pas de skate boards et qui développent leur ingéniosité sur les pentes bétonnées de la ville, armés de plaques diverses et variées récupérées dans les poubelles. 
L'enfance échappe souvent à la morosité malgré l'adversité ! Quelle leçon ! Je les croise chaque jour, ils m'appellent "la journaliste" parce que je les filme  (en vain, je sais !) ou prends des photos ;-)
Ils n'ont pas encore découvert le plaisir de lire et d'apprendre...Une autre liberté que nul ne pourra leur ravir...


dimanche 3 octobre 2010

Diplôme

 
Posted by Picasa

Elles sont fières et joyeuses ces femmes en salouva et dzinzano sur le visage, fières d'avoir un diplôme ! Le premier de leur vie ! Comme leurs enfants dont elles pourront maintenant mieux se faire respecter ! tu vois, moi aussi j'ai travaillé, j'ai appris et je te donne l'exemple pour ton brevet des collèges !
Et ce n'est pas de la daube, ce n'est pas un diplôme en carton pâte ! c'est un diplôme européen qui atteste des connaissances orales et écrites en langue française : le DILF que la bourgeoisie de Buenos Aires ou d'ailleurs présente aussi après une série de cours dans des instituts ultra chic...Le même je vous dis ! :-)
Et depuis deux ans que nous y travaillons avec Naïma, Kirami, Gaelle, Marylène, Safy, Thany, Abdou, et aujourd'hui Emmanuel, Marie-Claire...ce n'est plus seulement le DILF qu'ils présentent, l'initiation, mais le DELF A1, puis A2...Bientôt B1, B2....Plus rien ne les arrête...!
Cours d'informatique, journées de technique de recherche d'emploi...
Pendant que ceux là filent vers leur avenir, d'autres encore arrivent... Nous avons pour eux, le projet d'une méthode (expérimentée par tâtonnement sur les premiers-ce qui ne leur a pas trop mal réussi-)...Reste à trouver les finances.

Pourquoi je vous en parle aujourd'hui ? Parce que je passe volontairement le "bébé" de la coordination et de mes cours....Alors, forcément un peu de nostalgie mais je reste toujours à l'écoute et je viendrai à la prochaine remise de diplômes !

dimanche 19 septembre 2010

En Paix

Hier c'était Yom Kippour et j'ai encore oublié de souhaiter la bonne année entre Roch Hachana et Yom Kippour à tous mes amis…
Non, je ne suis pas juive. Mais j'adore toutes ces marques de civilités, de partage, d'humanité que les religions ont instaurées dans les rapports sociaux. Vous me direz : " oui mais la contrepartie c'est l'Inquisition, les fondamentalismes de tout poil, l'obscurantisme, la soumission et pour finir l'embrigadement et l'étrécicement de la pensée…"
Et je vous répondrais : " ce n'est pas faux ! Mais je connais de ces républicains anticléricaux purs et durs qui sont dans le même embrigadement, le même fondamentalisme, un scientisme exacerbé ( que les scientifiques eux-mêmes récusent puisque le science a le courage d'avancer tous les jours contre elle-même.) Toutes choses qui finissent par confiner aussi à l'obscurantisme. Quand l'homme a décidé d'être bête, borné et sec, croyez-moi…Il trouve toujours la religion- fût-elle l'athéisme- qui lui convient.
Ainsi donc, j'aime le Ramadan et l'effort sur soi qu'il requiert, la rupture délicieuse du jeûne à la nuit tombée, l'Aïde et ses beaux habits, les plats qu'on s'échange…
J'aime aussi La Toussaint aux couleurs et saveurs d'automne, propret, fleuri de chrysanthèmes, le temps du Carême, pour s'éprouver et aller vers les autres, à l'instar de Yom Kippour ou du Ramadan, le jour des Cendres, pour mesurer son insignifiance, le beau et cruel jour des Rameaux, plein de l'espérance de Pâques (Pessah)
J'aime encore la Pentecôte et le souffle puissant de la parole, la Nuit du Destin pleine de prières, Vezak en sa pleine lune montante de mai qui célèbre tout à la fois la naissance, l' Eveil et la mort….
Oui, je trouve les fêtes religieuses intéressantes, pleines de poésie, d'images, de tentatives courageuses pour régler un rapport à soi, aux autres, au monde.
Quant au dogme : non. La doctrine : pas plus.
Sensible à la féérie du sacré ?… Oui…La preuve :
A peine enjambé le parapet de pierres, nous plongeons dans un espace hors du temps. Sur les tombes, blanches ou grises, Il neige des fleurs de frangipaniers, doucement, sous le souffle bienveillant des alizés. Quelle paix ! Sans un mot et chacun de notre côté, nous parcourons l'espace vaste et clos sous la ramure imposante de ces arbres tordus, squelettiques, dépourvus de la moindre feuille. Ils ont probablement l'âge des tombes qu'ils couronnent et magnifient de leur pluie d'étoiles délicates, blanc nacré, le cœur à peine teinté d'un jaune auréolin.
Nous trouvons enfin le but de notre quête et nous asseyons sur un mur effondré pour un maigre café. Il fait bon. De l'autre côté de la rue, le lagon étend son bleu parfait. Tout se tait. On est bien. Tranquilles. Envie de s'éterniser, là, rafraîchis du vent léger, sous les étoiles-fleurs, les yeux rivés sur l'eau bleue, dans l'abandon paisible du dernier jardin.
Dans le chaos des pierres et des herbes, des lianes et des fleurs, sur une tige fragile, un merveilleux papillon volette. Se posera-t-il ? Oui. Il se pose, étale ses ailes noires et blanches. On s'approche, il ne bouge pas. Plus près, encore plus près ? …à le toucher, presque. Féérie de cet instant.
Et que cherchions-nous là ? Laissez-vous emporter et vous trouverez … Qu'il repose en Paix.


dimanche 12 septembre 2010

musada

C'est dimanche; Ils se sont réunis pour faire avancer la construction de la maison d'un frère, d'un parent, d'un ami : c'est la "musada".
La musada ça veut dire l’entraide, c’est aussi la fête, autour d'un grand repas, qu’on organise après la construction du banga* pour remercier ceux qui ont aidé à le construire. 
 *Le banga est une petite case construite en bordure de village par les jeunes adolescents. Cette coutume s’explique par le fait que l’habitation traditionnelle mahoraise ne comporte en général qu’une ou deux pièces. Les jeunes garçons, à l'age de la puberté sont dans l’obligation de quitter l’habitation familiale, pour prévenir la consanguinité. Mais je pourrais dire "étaient dans l'obligation" car avec l'élévation du niveau de vie, les maisons sont plus spacieuses, les classes moyennes ont moins d'enfants et ces derniers suivent leurs études et donc, ne sont pas indépendants à 12 ans. Ils restent de plus en plus dans la maison familiale. Cependant on voit encore ces constructions et même parfois tout un quartier de célibataires...Comme au pied du mont Choungui, par exemple. (photos dès que j'ai le temps;-)  )

mercredi 8 septembre 2010

Avis aux amateurs !


Vu dans "Le Monde" de ce jour : 

"Les cafards, insectes à jamais associés aux immondices, pourraient contribuer à de nouveaux traitements contre les bactéries résistantes, selon une étude publiée lundi 6 septembre par des chercheurs britanniques qui ont découvert des substances aux propriétés antibiotiques inattendues chez ces insectes..."
Lire l'article ici : 

C'est exactement le genre de cafards que je course chaque jour chez moi, la savate à la main ! En plus ils courent très vite...*ça pourrait peut-être intéresser la fédération d'athlétisme !! En tout cas moi, je les refile à qui veut : les chercheurs de Nottingham, Usain Bolt, Florence Griffith -Joyner ou le premier voleur à la tire que ça intéresse...
 (ou piteusement, ventre à l'air, sur le dos, incapable de se relever et attendant dans cette position humiliante une mort certaine)...

mardi 7 septembre 2010

Des écrits dans la ville !

J'ai pensé que ça vous ferait plaisir de partager avec moi quelques publicités et écrits sociaux qui s'affichent sur les murs de la CAPITALE !
je les ai prises en passant, en pensant aux enfants des écoles ou adultes de l'école des parents qui peuvent reconnaître et comprendre quelques écrits dans la ville... profitez-en....C'est cadeau !


Quelques autres ? ...Avouez que vous y prenez goût ! ;-)

lundi 30 août 2010

Les escaliers de Kawéni

L'idée, c'est d'aller...là. C'est pas tout près mais heureusement...Il y a LE raccourci !
On l'appelle, dans un sens "Les escaliers de l'hôpital" car il mène à l'hôpital et dans l'autre sens "Les escaliers de Kawéni" parce qu'il conduit à Kawéni...Il ne t'aura pas échappé, lecteur attentif et perspicace que ces escaliers permettent de passer (en coupant la ville) de Kawéni à l'hôpital et inversement ....avec une admirable réciprocité. 
Bien sûr, ce ne sont pas les seules marches que j'avale sur mon trajet,mais  les 49 marches de la police ne sont que du menu fretin et vite expédiées au regard de "L'escalier"
Je n'ai pas encore compté les marches-trop occupée à surveiller les degrés irréguliers (bah voui...ça serait trop facile si les marches étaient d'équerre ou régulières) mais demain, promis,  je m'y attelle.  
En attendant...Un petit aperçu de ma promenade quotidienne ?